Baïkal Style…

Le bateau, pris dans la glace, attend le dégel...

Le bateau, pris dans la glace, attend le dégel…

Si Irkoutsk ne nous laissera sans doute pas un souvenir impérissable, on se rappellera avoir rencontré un sacré type, ici : le lac Baïkal. Et encore. A côté de notre ravissement, j’imagine celui des passionnés de sports d’hiver, de randonnée, de nature profonde. 

Première rencontre ? A Litsvianka. Du mini-bus où nous sommes montés, nous voyons d’abord l’embouchure du fleuve, pas gelée. Déception. Et puis là, à un virage :  un paysage lunaire, infini, presque phosphorescent. Il est midi et nous venons de jeter notre premier regard sur le lac Baïkal. Malgré le froid, c’est la bouche ouverte que nous voyons passer divers pick-ups et aéro-flotteurs (?) à la surface du lac. Nos premiers pas sur la glace ressemble à ceux des pingouins. Pendant deux jours, on reste face au lac, on filme, on photographie. Et puis… On rentre à Irkoutsk, simplement pour mieux repartir vers l’île d’Olkhone.

Qui se mérite. Cinq heures de mini-bus surchauffé sur une route remuante. Une roue crevée, des éclats de rire, et puis finalement : le lac, à nouveau. Je serre les dents quand la voiture pose deux roues sur la surface de la glace. Nos voisins sont amusés de nous voir là, comme des gosses. Nous voilà sur l’île. Mais il faut encore progresser une heure, cahin-caha, jusqu’au village de Khoujir, où nous allons passer deux nuits.

Le village de Khoujir

Le village de Khoujir

Moins de 2 000 âmes, de splendides maisons de bois et des chiens partout. Le village est éclatant. Littéralement, puisque les grandes étendues de neiges et les larges rues blanchies forcent le voyageur à froncer le sourcil. Une ambiance un peu magique. Haut lieu de la religion chamane, l’île est empreinte de spiritualité. Certains arbres sont noués de rubans. Au large du village, une grande roche est considérée comme l’une des maisons des divinités chamanes.

De nuit, de jour, nous marchons sur le lac. Nous mangeons du poisson. Ici, si loin de tout, nous sommes bien. Etonnamment, c’est aussi ici que nous parlons le plus le français. Sans surprise, nous logeons chez Nikita, une grande auberge fondée par un ancien champion de ping-pong. L’ambiance hivernale y est très agréable. Salariés, bénévoles et touristes dînent ensemble. L’été, tout change : l’île accueille les visiteurs par bus entiers.

Cela dit, le charme hivernal du lac donne envie de voir ses couleurs d’été. Pourquoi ne pas revenir en mai ou en septembre, un jour ?

Voilà.

En deux semaines, on s’est pris la Russie en pleine gueule. Sa démesure. Sa poésie. Ses paradoxes. Quelques-uns, du moins. On en ressort avec plein de questions. On commence, déjà, à relativiser notre vie en France. Vous allez me traiter de bobo, mais parfois je suis prise d’un grand découragement écologique. Une sorte « à quoi bon » quand on découvre certaines habitudes. Enfin je pense qu’on n’a pas fini d’être surpris. On essayera de ne pas juger. Juste de comprendre. Ce soir, nous prenons le train pour Oulan-Bator. Un peu de ville, un peu de campagne. Peut-être aurons-nous un accès internet, peut-être pas.

Qu’importe. Au plus tard, on se retrouve à Pékin, le premier mars !

Publicités

12 réflexions au sujet de « Baïkal Style… »

  1. Oh waouuuu ! Et niveau froid, ça va ? Vos vêtements sont assez chauds ? Question : avez-vous acheté des lunettes haute-protection pour lutter contre la lumière hivernale ? Bizzz à vous deux, profitez !

  2. Bravo,superbes les photos ça donne envie malgré le froid qu’il doit faire!!!
    Continuez bien votre voyage
    A bientôt

  3. hello! j’y vais fin décembre et je m’inquiète pour le froid ^^quelle température avez vous eu?? Pour les gants et les chaussures qu’aviez vous choisi?? Merciiii :)

    • Coucou !
      Alors… Selon les périodes,oui; il a fait très froid. Mais les intérieurs sont toujours très, voire trop, chauffés.
      Sur le lac, on a eu jusqu’à moins 30. Difficile de sortir plus de 2h sans aller se réchauffer…
      Perso j’avais mal choisi les chaussures, des bottes Quechua entrée de gamme. Pour les gants, on avait des bons gants de ski avec des gants de soie en dessous, ça cédait très bien et ça coute rien (genre 7 euros à Décathlon) mais sans faire de pub les vêtements que l’on a eu de notre sponsor, Schoëffel, ont été super pour le grand froid : pantalon doublé, et veste en duvet d’oie qui descend sur les cuisses (celles que tu vois sur les images en fait). Ah oui : c’est pas sexy mais on avait des caleçons et sous pull Damart, super chauds :)

      • Oui j’avais vu qua l’intérieur et dans les trains il fait presque trop chaud!
        Bon ca me rassure ta réponse ;) j’ai bien prévu les caleçons et sous pulls méga sexy!!:D je m’inquiétais juste pour les mains!!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s