Le tour du monde d’un petit appareil photo jaune

Un camps nomade mongol - Photo Elio

Un camps nomade mongol – Photo Elio

A quelques semaines du retour en France, cette nouvelle avait quelque chose de magique : le petit appareil photo Hejorama que nous avions emmené sur la route grâce à l’émission de radio Allo La Planète… est revenu à Paris !

On vous rappelle la petite histoire : l’association Hejorama et Allo La Planète ont envoyé cinq appareils photos jetables à des auditeurs désireux de tenter une drôle d’expérience. La règle du jeu était simple, il suffisait de faire cinq photos de n’importe quoi, n’importe où, et de refiler ensuite le petit boitier ainsi que son carnet à un autre voyageur croisé sur la route. Et inchallah, cinq voyageurs plus tard, l’appareil rentrerait au bercail pour livrer ses souvenirs mystérieux.

En apprenant que l’appareil était rentré sain et sauf, j’étais toute excitée à l’idée de découvrir ces images, qui tissent un lien invisible et aléatoire entre quelques voyageurs. Avec Elio, un chef cuistot qui reliait l’Australie à Oslo, nous avions partagé un dortoir à Shanghaï. C’était nos premières semaines de voyage. C’était loin. Mais la semaine dernière, soudain, la capsule temporelle s’est ouverte et nous a délivré de jolis clichés, à l’heure où la fabrication d’images et leur partage sont instantanés.
(D’ailleurs, Elio, si tu me lis, envoie-nous un petit mail : j’ai perdu mon carnet bleu et toutes les adresses avec…)

Après avoir pris le Transsibérien et avoir visité Pékin, l’appareil a repris le train dans l’autre sens. Il s’est arrêté en Mongolie. Ensuite, il a pris l’avion pour l’Australie… Et a fini sa petite vie bien remplie dans l’Hexagone. Pas mal.

Vous pouvez découvrir les photos et les annotations des voyageurs ici, sur le site d’Hejorama.

Je suis si heureuse que des telles choses soient possibles. C’est gratuit, c’est poétique, ça fait sourire et c’est déjà tellement suffisant. J’espère que bientôt, d’autres appareils reviendront, au gré des marées. Merci à Hejorama, merci à Allo la Planète !

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USA : Il était une fois dans l’Ouest…

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Dix jours déjà que nous sommes sur le sol Nord-américain. Qu’une panne de clavier nous a tenus loin du blog sans qu’on s’en rende vraiment compte. Il faut dire que tout est allé vite. Entre le premier matin – décalés après un transit Rio-Los Angeles interminable, sales depuis longtemps et pour longtemps puisqu’une fusillade impromptue à l’aéroport nous sépare de nos bagages – et celui-ci, en pyjama dans un motel au milieu du désert, nous étions toujours en mouvement, dans la course, dans la foule. Durant ces dix jours, nous avons découvert trois ambiances américaines : le hype de LA, la décadence de Las Vegas, l’immobilisme des communes du désert…

Los Angeles, la cité des anges… mais pas des transports en commun

De Los Angeles, on avait une image assez télévisuelle : on imaginait que d’un côté, il y avait Pasadena avec Sheldon et Léonard, de l’autre, Hank Moody qui faisait de la décapotable et quelque part au milieu, Dexter qui cherche un vilain à découper. Bon. Cela dit, il y a une chose qui colle dans ces trois séries : si tu veux bouger à LA, tu vas devoir conduire. Il y a bien un réseau bus/métro mais tout, avouons-le, est pensé pour les autos, le meilleur moyen pour relier tous ces quartiers si distincts qui composent la ville. C’est grâce à notre hôte Dafir que l’on a pu vivre LA de cette façon. Merci à lui !
Le premier soir, on a joué le grand jeu et on est allés assister à un match de basket : Los Angeles Lakers contre les Spurs de San Antonio. Oui, l’équipe de Tony Parker. On a d’ailleurs entendu des « Vive la France » fuser dans La salle. Étrange. Très classiquement, les jours suivants, nous sommes allés nous balader sur Hollywood Boulevard, à Santa Monica, le long de Venice Beach… Classique mais efficace. Il fait beau. La vie semble simple si on oublie les bouchons et les courses-poursuites en direct.

Un peu de bling-bling pour monsieur ?

Après ces quelques jours paisibles, on prend le bus pour… Las Vegas. Parenthèse, bus très classe, avec wifi et prises de courant, 5$ par personne. Clap clap.
On roule dans le désert avant d’entrer dans la ville comme si on passait une porte : là, c’est le désert, là, c’est la ville. Limite tranchée. A la gare, on rencontre des voyageurs qui vont à la même auberge que nous : parfait, on partage un taxi. On passe devant les façades disneylandesques des casinos puis sous les lueurs des multiples chapelles de mariage. Bon. Nous y voilà. Au cœur de cette ville qui ne m’attirait pas pour un sou mais qui a le mérite d’être curieuse. Pourquoi ça? Pourquoi ici? J’ai réalisé que je me trompais sur plein de trucs : à Las Vegas les gamblers ne sont pas richissimes et ne sont pas habillés en Dior. C’est des jeunes de passage, des vieux échoués, des mecs en short, des déprimés. Des femmes accoudées aux machines à sous qui pressent mécaniquement le même bouton en attendant l’alignement parfait des planètes, ou des 3 septs. Et nous, là dedans, on passe. On se marre parce que malgré tout on est surpris de tout. Des paillettes, du doré, de l’incroyable facilité. Pourquoi des gens se sont amusés à recréer un canal de Venise juste là? Personne ne sait. Mais voilà.

I’m a poor lonesome cowboy

Après deux jours, il est temps de récupérer notre voiture de location, d’embarquer Ulysse, notre compagnon de route pour quelques jours, et de rouler vers l’Est. On a comme but de visiter quelques parcs naturels : le Grand Canyon, Monument Valley, Joshua Tree. Je vous parlerai des parcs naturels en tant que tel dans une prochaine note. Là, je veux juste continuer à vous raconter les ambiances. Alors nous voilà dans une Ford trop belle pour nous, en route vers Flagstaff, petite bourgade fondée à la fin du XIXe siècle. On arrive de nuit, il fait déjà bien froid. Après un tour dans le centre ville charmant mais fantomatique, on réalise que la folie urbaine de Los Angeles est loin. Ici, tout est calme. On croise des « Native Americans », pas étonnant puisqu’on est tout près du territoire des indiens Navajo. De Flagstaff, on retiendra surtout notre dernière soirée : on mange dans un « diner » où les jeunes du coin s’offrent une soirée Fox trot et danse en ligne. C’est génial. Sur la route, la vie est rare. Quelques baraques ici ou là, très éloignées, de minuscules communes avec quatre maisons et une station essence. Tout autour, c’est le désert. A la radio, on entend du blues, de la country, et même des chants indiens. Beaucoup de chansons chrétiennes, aussi. On est dans l’ambiance, presque dans le cliché, mais c’est même pas fait exprès. C’est tout le temps comme ça : nous, on ne fait que passer.

Cette note n’a pas été éditée avec un ordinateur, on arrive donc pas à faire mieux pour l’instant pour les photos (et c’est du 100% smartphone). On est désolés mais on change ça dès que possible…

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Vol de sac et assurance voyage : suite et (heureuse) fin

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Difficile de trouver une illustration… Mais cette chenille est définitivement trop mignonne.

Il y a quelques jours, chers lecteurs, on vous avait bassiné les oreilles avec notre histoire d’assurance qui tournait mal, après le vol de notre sac. Aujourd’hui, enfin, c’est terminé : on est contents de vous dire qu’on a pu obtenir un remboursement, et ça, c’est grâce à vous. Parce que vous avez lu, relayé, commenté, sur cette question plutôt importante quand on est embarqué dans un voyage au long cours.

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Les chutes d’Iguazu, une triple-frontière qui éclabousse

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D’abord, les chutes d’Iguazu étaient une « punaise » qu’on pose, parmi d’autres, sur une carte du monde. Une « chose à voir ». Pour arriver jusqu’aux célèbres chutes, nous avions prévu un petit itinéraire dans le sud du Brésil. Que le mauvais temps, à notre arrivée, nous a fait bien vite abandonner. Alors on a jeté un oeil aux vols et, finalement, on a trouvé quelque chose de correct pour environ 90 euros l’aller simple. Un peu cher quand on est passé aux standards des low cost européens, mais finalement, ce prix est équivalent à celui des différents bus qu’il aurait fallu prendre pour atteindre Foz de Iguacu, la ville brésilienne qui jouxte les chutes.  Lire la suite

Rio : Comment on est arrivés jusqu’au stade Maracana…

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Jusque là, Manu n’était pas capable de prononcer le mot « Brésil » sans en aligner un autre peu après : « foot ». Il fallait, d’une manière ou d’une autre, quitter l’Amérique du Sud en ayant vu un match brésilien. Ce moment est arrivé jeudi soir, à Rio, au stade Maracana qui accueillera plusieurs rencontres de Coupe du Monde l’été prochain, dont la grande finale. Et tout ça, c’était après une formidable journée à Rio. On vous raconte et on vous donne les détails pour vous rendre au stade, c’est tellement facile que ça serait dommage d’y échapper !

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